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  • Du Verbe à Internet
  • Verbe-Lumière et Verbe-Chair
  • Nécessaire séparation
  • Dans les mythologies cosmogoniques
  • Recherche désespérée d'Unité
  • Processus d'Individuation
  • Pont vers l'unité intérieure
  • Langage unifié
  • Avertissement
    Les références à la mythologie biblique du texte ci-dessous, n'ont d'autres implications que celles d'une exploration des archétypes véhiculés dans l'inconscient collectif.

    Du Verbe à Internet

    Le monde évolue. Après l'âge de la chasse, celui de l'agriculture, celui de l'industrie, l'âge de la communication est arrivé. Les techniques du multimédia donnent à chacun l'outil indispensable qui permet de partager, d'échanger et de confronter sa recherche avec son frère le plus lointain, dans un enrichissement permanent des uns et des autres. Avant de devenir ce qu'il est, dans le meilleur mais aussi dans le pire, l'outil de communication s'est longuement cherché. Tout a commencé, il y a bien longtemps…

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    Verbe-Lumière et Verbe-Chair

    Au commencement était le Verbe. Et le Verbe était avec Dieu. Et le Verbe était Dieu (Jean 1 1)

    Le Verbe,  en ce temps là, était UN.  Porteur de l'étincelle divine, il transmettait l'énergie créatrice à la vitesse de la lumière :
    Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme
    (Jean 1 9)

    Nourriture de l'âme, ce Verbe-Lumière était un langage symbolique chargé d'informations riches de sens et d'essence où, comme disait le poète, "les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Correspondances, Baudelaire).

    Et puis, dans la suite prévue par le plan divin,
    Le Verbe s'est fait chair (Jean 1 14)

    Prenant la forme concrète du langage exprimé, ce Verbe-Chair fait de paroles, vivant mais limitatif, a engendré les malentendus et discordes relatés dans l'épisode de la tour de Babel. Ce faisant, il est devenu diabole*.
    Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue…Confondons leur langage pour qu'il ne s'entendent plus les uns, les autres. (Genèse  11 6)

    Ainsi Verbe-Lumière et Verbe-Chair, symbole* et diabole*, l'un langage des dieux et l'autre langage des humains, l'un issu de l'âme et l'autre du corps, l'un du domaine du Soi et l'autre du moi, préfiguraient déjà les modes droit et gauche du cerveau, assimilés aux polarité féminine et masculine, qui devaient un jour nous constituer.

    * Symbole : du grec syn bolein, qui rassemble ; Diabole : du grec dia bolein, qui sépare

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    Nécessaire séparation

    Poursuivant son œuvre de création, Dieu continua celle de séparation qui en découlait. Ainsi, il sépara la lumière des ténèbres, les eaux d'en haut (pluies fécondantes tombant du ciel) des eaux d'en bas (océans qui recouvrent la terre). Il créa les luminaires pour séparer le jour de la nuit. Il créa l'homme à son image, homme et femme il le créa. Puis, il sépara Eve du "côté" d'Adam.

    Enfin, il envoya le serpent initiateur, cet animal hermaphrodite qui expérimente en lui-même la bipolarité physiologique. Lui seul, le serpent, pouvait souffler à l'homme de manger les fruits de la connaissance d'une bipolarité psychique, le Masculin et le Féminin, assimilés au Ciel et à la Terre et extrapolés en "Bien" et en "Mal" dans la mythologie patriarcale !

    Dès lors, le modèle était donné : la vie sur terre n'allait plus être qu'une longue suite de séparations. Le bébé est séparé du ventre de sa mère. Il est ensuite séparé de son sein. En grandissant, le petit d'homme se séparera encore pour aller à l'école. Plus tard, il se séparera de sa famille pour vivre sa vie. Oh, il tentera bien de retrouver l'unité dans une vie de couple mais avec un tel programme ancré au plus profond de ses cellules, la séparation le guette encore… encore et toujours… jusqu'à ce qu'il en comprenne le sens et le chemin à parcourir sous-jaçant.
    Quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle (Matthieu 19 29)

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    Dans les mythologies cosmogoniques

    Selon les cultures, l'inconscient collectif exprime différemment ce qu'il est convenu d'appeler "la chute" et les mythologies cosmogoniques dites "païennes" ne disent pas autre chose que ce que raconte, à sa façon, la mythologie biblique.

    A l'origine, nous dit le mythe fondateur babylonien, le monde était un chaos indifférencié. Tiamat, l'océan primordial, à la fois mâle et femelle,  était un dragon gigantesque, une masse énorme, une totalité confuse et terrifiante qui étendait son corps monstrueux sur le monde en le plongeant dans des ténèbres opaques. Mardouk, le Sage des Dieux, intervint et décida qu'il était temps d'organiser le monde. Seul, il se dressa contre Tiamat et, comme elle ouvrait tout grand sa bouche afin de l'engloutir, il lui souffla le vent pour l'empêcher de refermer les lèvres. Son corps dilaté finit par éclater. D'une moitié, Mardouk fit la voûte céleste et de l'autre la terre. En son ventre il plaça le zénith. Sur sa tête, il accumula une montagne, Dans ses yeux, il ouvrit l'Euphrate et le Tigre. Sur ses seins, il dressa des collines opulentes. D'une boucle de sa queue, il créa le lien entre le Ciel et la Terre. Pour finir il déploya son filet et sépara le Ciel et la Terre.

    Ainsi, afin de permettre à l'homme de sortir du chaos indifférencié et d'accéder à la conscience, le geste créateur devait-il être un geste de séparation et de différenciation…

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    Recherche désespérée d'Unité

    L'œuf primordial a donc été coupé en deux :

    • d'un côté le macrocosme et de l'autre le microcosme ;
    • d'un côté le monde spirituel et de l'autre le  monde de matière ;
    • d'un côté l'âme et de l'autre le corps ;
    • d'un côté l'invisible, univers en creux non manifesté et de l'autre le visible, univers en relief manifesté ;
    • d'un côté "l'inconscient" avec ses 90% inexplorés et de l'autre "le conscient" et les 10 % qu'on lui prête,
    • d'un côté le féminin et de l'autre le masculin ;
    • et bien sûr, par extension… d'un côté le Mal et de l'autre le Bien.

    De cette blessure initiale où se retourne inlassablement le couteau de la vie, s'écoule le flux violent d'un désir impérieux : recoller les deux moitiés de l'œuf cosmique, réunir les deux parties de l'être androgyne, retrouver l'unité primordiale dont nous gardons le souvenir...

    Dans le monde physique, la refonte des deux moitiés impliquerait immédiatement dissolution de la matière. L'union se cherche autrement tout au long de la vie en prenant souvent des chemins d'égarement. Par exemple :.

    L'enfant, ayant expérimenté dans la fusion maternelle matricielle un succédané du monde spirituel, tente, par la suite, de jouer les prolongations surtout si la mère n'a pas été suffisamment aimante et sécurisante. Il deviendra cet adulte immature dont la fixation inconsciente à la mère lui fera rechercher indéfiniment un amour fusionnel toujours déçu.

    L'adolescent, dans sa volonté désespérée de s'arracher de la mère, transfère souvent ce désir exigeant d'unité dans des compensations artificielles : le tabac, l'alcool, la drogue, le sexe. L'excitation retombée,  la frustration demeure  et le vide se creuse chaque jour davantage.

    L'adulte, lui, pensera s'accomplir dans le désir de l'UN qui pousse deux corps l'un vers l'autre avec, pour témoin permanent, l'enfant à naître. Mais, la famille assurée, il arrive que l'amour s'affadisse laissant apparaitre l'ennui et le vide avec plus d'acuité. C'est la crise du milieu de la vie.

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    Processus d'Individuation

    Nombres de personnes entre 35 et 45 ans connaissent cet ébranlement de tout l'être accompagné de l'effondrement des anciennes valeurs. Le vide est alors immense et la détresse infinie. Les spirituels parlent de "descente aux enfers" et les alchimistes de "nigrédo".. Le thérapeute spirituel qui a lui-même vécu cette expérience au cours de son évolution personnelle, ne s'y trompera pas. A ce qu'on a coutume de regrouper comme symptomes de dépression, il verra davantage les signes d'une initiation marquant le début de cette nouvelle étape de croissance de l'être, appelé par Jung processus d'individuation et qui conduit à la totalité psychique.

    Cela posé, la souffrance prend un Sens et le vide, plus supportable, commence à appeler le plein. Un pont est jeté au-dessus de la béance de l'être, généré par cette tension entre deux polarités qui sait si bien produire l'énergie créatrice nécessaire à la vie.

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    Pont vers l'Unité intérieure

    Ce pont est multiforme.

    • Dans l'espace thérapeutique, c'est la relation transférentielle entre le patient et le thérapeute-accompagnateur.
    • Dans l'espace personnel, c'est la relation d'amour, sortie du fusionnel confusionnel indifférencié. Une relation mature où chacun expérimente son espace propre en s'agrandissant de la polarité de l'autre. Une relation permettant à l'homme d'intégrer progressivement sa partie féminine ou anima, et à la femme, sa partie masculine ou animus. ..
    • Dans le cerveau humain, c'est le corps calleux qui relie les deux hémisphères travaillant sur deux modes féminin et masculin..
    • Dans le langage, c'est aussi l'archétype* qui relie le Verbe-Lumière au Verbe-Chair.

    Comme tout archétype*, celui de la Grande Mère est irreprésentable en soi. Il appartient au Verbe-Lumière, langage des Dieux. Pour se rendre accessible au langage des hommes, ce Verbe-Lumière va se faire chair et choisir de s'incarner dans une image archétypique qui elle, sera représentable. A Babylonne, c'est l'image du dragon femelle Tiamat prêtant son corps à la création, qui est advenue.

    Ainsi le mythe s'est-il créé, autour de l'image, distribuant aux hommes la fabuleuse énergie de l'archétype sous la forme d'une vivante parole., Symbolisée par la boucle de la queue de Tiamat qui relie la Terre au Ciel, le pont était jeté entre les dieux et les hommes.

    * Archétype : du grec arkketupos, empreinte originelle. Selon Jung, il s'agit d'une image primordiale, irreprésentable en soi, mais déclinée en de nombreuses images archétypiques colorées différemment selon les cultures et les lieux. L'archétype est un centre chargé d'énergie.

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    Langages unifiés

    Entre ce que je pense,
    Ce que je veux dire,
    Ce que je crois dire,
    Ce que je dis,
    Ce que vous voulez entendre,
    Ce que vous entendez,
    Ce que vous croyez comprendre,
    Ce que vous voulez comprendre,
    Ce que vous comprenez,
    Il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.

    (Bernard Werber
    )

    Comme nous le voyons, les mots sont réducteurs et nous entrainent dans de nombreux malentendus. L'archétype*, c'est l'élément principal du langage des mythes, mais aussi de celui des rêves, du tarot, des imageries spontanées et de nos méditations. Fil conducteur entre le monde d'en bas et le monde d'en haut, il se décline en images susceptibles d'exprimer métaphoriquement le sens et l'essence de toutes choses. Tout comme la langue poétique, ainsi que le langage du toucher, il conduit vers des espaces de vraie communication inspirée.

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